DE LA LANGUE FRANÇAISE
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hère, jeune cerf ; hère, malheureux.). Afin d’éviter les renvois d’une
entrée à l’autre, ces renseignements sont répétés toutes les fois qu’il est
nécessaire, de manière à rendre chaque article complet en lui-même.
LES FORMES FAUTIVES ET LES FORMES
JUSTES CORRESPONDANTES
L’inventaire des formes fautives, toujours accompagnées des formes justes correspondantes, constitue un élément distinctif du
Multidictionnaire. Elles sont regroupées en fin d’article, sous la mention
forme fautive ou formes fautives, selon le cas, et sont précédées d’un
astérisque. La cinquième édition comporte de nombreux enrichis­
sements à cet égard.
Les ajouts sont principalement des anglicismes et des calques,
qui sont intégrés à l’ordre alphabétique ; ces formes fautives renvoient
aux formes correctes. Citons à titre d’exemples *abstract pour abrégé,
résumé, *agenda secret pour objectif secret, stratégie secrète, *appeler
des élections pour déclencher des élections ou provoquer des élections,
selon le cas, *bris de contrat pour rupture de contrat, *clause grand-père
pour clause de droits acquis, *empowerment pour autonomisation. Les
barbarismes et formes inexistantes (ex. : *aéropage, *aréoport) figurent
à leur ordre alphabétique ; ils sont précédés de l’astérisque et renvoient
à la forme correcte.
LES ANGLICISMES
La connaissance et la proximité de la langue anglaise créent des
interférences avec la langue française qui peuvent compromettre l’efficacité de la communication. Certains mots de forme identique ou semblable dans les deux langues sont employés dans un sens qu’ils ne possèdent pas, sous l’influence de l’anglais : ce sont des emprunts séman­
tiques nommés faux amis (ex. : *adresser un problème, une ques­­tion
pour aborder, considérer un problème, s’attaquer à une question ;
*agressif au sens de « dynamique, persuasif » ; *anxieux au sens de
« impatient »). Certaines expressions sont la traduction litté­rale d’expressions anglaises : ce sont des calques (ex. : *à toutes fins pratiques,
calque de « for all practical purposes » pour en pratique, pratiquement,
en fait ; *passé dû, calque de « past due » pour échu ou périmé, selon le
sens ; *retourner un appel pour rappeler).
LES TABLEAUX
Le Multidictionnaire comprend 134 tableaux portant sur l’en­
semble des notions fondamentales de la grammaire, de la syntaxe, de
la typographie et de la correspondance. Sans avoir à recourir à un
index, sans se perdre dans un classement systématique, l’usager ou
l’usagère peut avoir accès facilement et rapidement à ces synthèses qui
sont intégrées à la nomenclature du dictionnaire et figurent à l’ordre
alphabétique du mot clé.
Les tableaux de la cinquième édition couvrent l’ensemble des
notions inscrites dans les programmes de français du ministère de
l’Éducation du Québec. Citons particulièrement les nouveaux tableaux
de la grammaire du texte (concordance des temps dans le texte,
connecteur, progression de l’information, reprise de l’information), les
tableaux sur la grammaire de la phrase (analyse grammaticale de la
phrase, fonctions de la phrase, types et formes de la phrase), sur la
concordance des temps dans la phrase, sur la terminologie de la nouvelle grammaire, sur l’adjectif, sur les déterminants, sur l’accord des
adjectifs de couleur, sur l’écriture des déterminants numéraux, sur le
pluriel des noms composés, sur les règles de la ponctuation, sur la syntaxe des modes et des temps verbaux, sur l’accord du participe passé,
sur les mots complexes quelque, tel, tout.
Font aussi l’objet de tableaux les québécismes, la féminisation
des titres, les emprunts à l’anglais, à l’arabe, à l’italien, au latin ou au
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grec, les abréviations, acronymes, sigles et symboles courants, les espacements typographiques, les principales formules de correspon­dance,
de nouveaux modèles de curriculum vitæ, pour ne citer que ceux-ci. La
liste complète des tableaux figure à la suite des abréviations de
l’ouvrage, dans les pages liminaires.
les Rectifications de l’orthographe
Présentées par le Conseil supérieur de la langue française
[France] avec l’aval de l’Académie française, les Rectifications de l’orthographe ont été publiées au Journal officiel de la République française en
1990. Ces propositions visent à simplifier certaines graphies et à supprimer des anomalies, des exceptions ou des irrégularités de l’orthographe française. Elles touchent un peu plus de 2000 mots du vocabulaire actuel, mais aussi et surtout l’écriture des nouveaux mots, tout
parti­cul­ièrement dans les domaines techniques et scientifiques (voir le
tableau Rectifications orthographiques).
Le Multidictionnaire intègre les formes rectifiées qui sont déjà
passées dans l’usage et qui représentent approximativement 60 % des
nouvelles graphies proposées. Ce sont en fait des variantes ortho­
graphiques qui ont trait principalement : à la soudure et au trait d’union
(ex. : broncopneumonie, millefeuille, basketball ou basket-ball) ; au pluriel
des noms composés (ex. : des après-ski ou après-skis, des croquemadame ou croque-madames) ; à l’emploi du tréma sur la voyelle prononcée plutôt que sur la voyelle muette (ex. : aigüe ou aiguë, contigüe
ou contiguë) ; à la correction d’anomalies orthographiques (ex. : boursoufler ou boursouffler, combatif ou combattif, nénuphar ou nénufar) ; à
la francisation des emprunts à d’autres langues par l’accen­tua­tion des
mots empruntés (ex. : artéfact ou artefact, toréro ou torero) et le pluriel des noms empruntés (ex. : des curriculum vitæ ou curriculums vitæ,
des maximums ou maxima).
Dans la cinquième édition, ces nouvelles formes figurent sur la
ligne de l’entrée à la suite des formes traditionnelles ainsi que dans les
exemples.
Par ailleurs, compte tenu du fait que les formes rectifiées comme
les formes traditionnelles sont admises lors de la correction des épreuves de français depuis quelques années au Québec, il a paru nécessaire
de faire état également des formes préconisées qui ne sont pas passées
dans l’usage. À titre de renseignement, ces graphies sont citées entre
crochets à la fin des articles concernés (ex. : [Les Rectifications (1990)
admettent : ognon]).
Ainsi que l’écrit l’Office québécois de la langue française dans
son site Internet, « les rectifications de l’orthographe sont des recom­
man­dations, des propositions ; même si elles sont officielles, elles n’ont
pas de caractère obligatoire » [www.oqlf.gouv.qc.ca].
LE TRAITEMENT DES VERBES ET LES CONJUGAISONS
Le verbe joue un rôle de premier plan dans la langue française et
il est souvent source d’erreurs, notamment en ce qui a trait à ses
accords, à sa conjugaison et à ses constructions. En vue d’apporter des
réponses à ces interrogations, le Multidictionnaire propose un traitement très détaillé du verbe.
En premier lieu, le dictionnaire énumère les acceptions du verbe
et en illustre les emplois de la même manière que pour tous les autres
mots : définitions numérotées, exemples, synonymes, antonymes et
notes, le cas échéant.
En deuxième lieu, l’ouvrage définit les modalités de construction
du verbe à la voix active : construction directe (verbe transitif direct),
construction indirecte introduite par une préposition (verbe transitif
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